Rue des créateurs

Blog dédié aux acteurs de la création artisanale et artistique. Création d'entreprise, commerce en ligne, communication, développement commercial: par où commencer et quelles solutions choisir? Actualité, analyse, études comparative et portrait de créateur

22 mai 2009

Quand les créateurs se rencontrent...

La boutique "Une saison et puis s'en va" (dont le site ne devrait plus tarder à être en ligne) a fait se rencontrer des créateurs d'horizons variés, aux styles distincts. De cette rencontre est né un univers singulier, une offre aussi unique que les créations présentées. Je vous invite à découvrir en quelques photos ces rencontres créatives et créatrices en attendant de vous accueillir à la boutique lors d'un séjour en Camargue.

DSCN9346

DSCN9319

DSCN9339

DSCN9333

DSCN9296

DSCN9340



12 mars 2009

Agir ou réagir?

Deux semaines sans billet… Un siècle à l’échelle du temps blogosphérique.

Deux semaines consacrées à l’action aux côtés de créateurs pour qui la crise a des effets concrets en termes de vente. Pour ceux que je côtoie quotidiennement, je ne peux que constater la raréfaction des clients. L’heure est aux économies, le consommateur se fait discret, l’acte d’achat quant à lui est raisonné, moins spontané, prudent, utile, bio, éco-citoyen et j’en passe, quand il est tout simplement inexistant. Dans ce contexte de morosité aggravée par des prévisions déprimantes, on entend parler de changement des mentalités, voire de changement de civilisation, rien que ça ! Pour faire court, les consommateurs que nous sommes réaliseraient subitement que la surconsommation nuit à la planète et nous mène à notre perte. Si je partage l'idée que la surconsommation contribue en effet à mettre en péril les équilibres naturels, climatiques, sociaux ou même géopolitiques, je suis beaucoup plus perplexe quant à ce soi-disant changement soudain des mentalités. Les consommateurs se feraient-ils une raison et se convertiraient soudainement aux vertus de la décroissance ? Non, ils n’ont pas de pouvoir d’achat voilà tout et quand ils l’ont, ils s’empressent d’ouvrir un Livret A. Car je vous fiche mon billet que si par un extraordinaire et miraculeux retournement de situation, la crise se résorberait en quelques jours, la consommation reprendrait de plus belle, les créateurs créeraient et vendraient de plus belle, et les considérations écologiques ou sociétales actuelles auraient tôt fait d’être mises en sourdine. Je ne conteste pas  la nécessité d’un changement des mentalités, mais encore faut-il avoir un cap pour savoir quelles actions engager et sur quels leviers agir pour influer durablement sur les comportements. Et de mon modeste point de vue, les soi-disant caps qu’on nous propose sont souvent plus motivés par des opportunités commerciales de tout poil, des échéances électorales quand ils ne sont pas le fruit d'une pensée mal construite et de raccourcis intellectuels. Prenons l'exemple de la mode éthique ou la mode équitable. Je n’ai toujours pas compris en quoi il était plus éthique de faire des vêtements avec du coton soi-disant biologique cultivé dans des pays ou le manque d’eau déjà cruel promet des ravages écologiques, humains et sociaux à très court terme, car rappelons-le, la culture du coton est particulièrement consommatrice d’eau. Sans compter que ce coton biologique utilise les mêmes moyens de transport polluants que le coton non bio. Mais loin de moi l’idée de lancer un débat sur ces questions, revenons plutôt aux créateurs en crise.

Au cours de ces deux semaines d’action mais aussi d’observation j’ai constaté une débauche d’énergie qui m’a inspiré cette réflexion : mieux vaut agir que de réagir.

Réagir c’est s’adapter à tout prix la conjoncture, c’est courir après les tendances plutôt que de les proposer, c’est s’investir dans une surenchère permanente, et c’est au final prendre le risque d’éreinter son potentiel, sa créativité et sa trésorerie.

Agir c’est au contraire avoir un plan, un cap et s’y tenir. C’est revenir aux fondamentaux, surtout si on s’est un peu éparpillé durant les périodes fastes que ce soit dans la création elle-même ou les outils marketing et les canaux de distribution utilisés. Agir c’est aussi décider, faire des choix, parfois douloureux et surtout ne pas se laisser les dicter par le discours ambiant. C’est éviter de s’essayer à de nouvelles techniques coûteuses ou produits hasardeux porteuses de débouchés tout aussi hypothétiques. C’est se recentrer sur son cœur de métier, ce savoir-faire qui nous a permis d’en arriver là où nous sommes. C’est enfin privilégier la proximité, s’insérer durablement dans le tissu local avant de repartir à l’assaut du marché global et virtuel, n’en déplaise aux chantres du e-commerce.

Un exemple ?  Prenez un plan de votre ville ou de votre village et tracez un premier cercle de quelques centaines de mètres autour de votre lieu de résidence. Combien de personnes vous connaissent à l’intérieur de cercle ? Combien ne vous connaissent pas ? Qu’allez-vous faire pour aller à leur rencontre et leur donner envie de vous acheter une création ou solliciter votre savoir-faire ?

Et vous, quel est votre cap pour les prochains mois ?

10 février 2009

Créer, vendre, et aller chercher les enfants à l'école...

Loin de moi l'idée de vous expliquer comment concilier vie professionnelle et vie personnelle. Parlons plutôt de votre passion créatrice que vous espérez voir se transformer en petite entreprise pérenne. Aussi, vous avez conscience que créer ne suffit pas: il vous faut vendre. D’ailleurs vous avez déjà investi du temps et des moyens pour cela : un blog, une présence accrue de vos créations et produits sur une ou plusieurs plateformes de vente, votre propre boutique en ligne, etc. Et pour mettre toutes les chances de votre côté vous vous êtes familiarisés bon gré mal gré avec quelques techniques de marketing, la retouche d’images, et autres outils qui vous permettront de vous démarquer. Mais les ventes ne décollent pas. Et même si la crise peut constituer un facteur aggravant et objectif, force est de constater que le chiffre d’affaire mensuel suffit à peine à vous rembourser les matières premières, sans parler des charges fixes qui frappent chaque mois à votre porte. Mais  vous n’êtes pas de nature à vous décourager, d’autant qu’on vous a dit et répété qu’il fallait du temps pour trouver son public et que le pire serait assurément de tout laisser tomber maintenant. Alors vous vous accrochez et redoublez d’efforts : vous observez vos concurrents sur pas moins de quatre ou cinq sites, les prix qu’ils pratiquent, vous baissez les vôtres, offrez des avantages, faites des remises sur les frais d’envoi, travaillez votre packaging, et puis, et puis, flûte ! Il est déjà l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Au bout de quelques semaines de ce rythme effréné, vous êtes passés maître dans la recherche permanente de l’avantage concurrentiel. Et pourtant, le chiffre d’affaire ne récompense toujours pas vos efforts. Pourquoi ?

La recherche de l’avantage concurrentiel implique la recherche permanente de la performance commerciale en termes de prix de vente, de rapport qualité – prix, de rapidité  et d’assistance au client qu’il faut satisfaire à 200%.  Mais si cette activité est nécessaire, elle n’en est pas moins fastidieuse et complexe, notamment sur Internet où il devient très facile de reproduire les meilleures techniques de vente, utiliser à son tour les nouvelles technologies éprouvées par d’autres, comme les meilleures pratiques de relation avec le client. C’est une course sans fin qui risque de vous épuiser, pire, vous décourager définitivement. C’est aussi une affaire de spécialistes et par conséquent une activité qu’il faut mieux déléguer à quelqu’un dont c’est le métier, même s’il vous en coûte un peu au début, et n’en déplaise aux chantres du « tout est possible ». Oui tout est possible, mais à quel prix ?

En tant que créateur, vous avez mieux à faire que de vous improviser en spécialiste du marketing et du benchmarking. Non qu’il faille vous désintéresser de ces questions, ne perdez pas de vue votre vraie priorité : cultiver votre identité de créateur. C’est ce dont nous parlerons dans un prochain billet. En attendant, n’oubliez pas d’aller chercher les enfants à l’école et de passer du temps avec eux.

Posté par ruedescreateurs à 11:05 - Vendre sur Internet - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 février 2009

L'écho de la rue #2

Echo de la rue, mais de la Rue des créateurs oblige, j'ai envie de vous parler aujourd'hui de créateurs et d'initiatives qui vous donneront l'envie j'espère de vous rapprocher d'autres talents pour faire ensemble des étincelles. N'hésitez pas à me faire part de ce qui se passe ou se crée près de chez vous, L'écho de la rue a de la voix...

Les jeudis (lyonnais) de la création

background_leftL équipe de l'Antre Autre, café culturel et coloré, installé au coeur de Lyon (Métro Hôtel de Ville)  accueille depuis quelques mois les Jeudis de la Création à l'initiative de créateurs et créatrices qui souhaitent rompre avec l'isolement trop souvent de rigueur. Chaque deuxième jeudi du mois, discussions à bâtons rompus pour celles et ceux qui s'intéressent de près, et ce, quelque soit la discipline.  Au menu: convivialité, échange d'expériences et de quoi bien sûr se restaurer à des prix très raisonnables (avec même une nouvelle assiette du soir pour les gros appétits à 13 euros). Bref, un espace où foisonne la créativité comme la promesse de belles rencontres et pourquoi pas l'émergence de projets collectifs à la clé dont Rue des créateurs se fera bien sûr l'écho.

*******

Matière A

untitledPlus au sud, aux portes de la Camargue pour être précis, l'association Matière A a pour buts de promouvoir la création textile et le travail au quotidien des créateurs, notamment à travers des manifestations culturelles autour de la mode. En mai prochain, Matière A vous donne rendez-vous pour la Nuit de la Mode à la chapelle Saint Anne (place de la République, Arles) pour un programme des plus riches: présentation du travail des créateurs mais aussi d'étudiants, défilé et vêtothèque ouverte au public.  Sur le principe de la bibliothèque, les visiteurs pourront composer leur tenue et se faire photographier.  Plus d'infos sur le blog de Matière A.

*******

Portrait de créateur: Samuel Floranceau

IMM_emm11_light085_copier2Premier d'une longue série de portraits que je vous invite à esquisser et à me transmette pour une promotion en bonne et dûe forme sur Rue des créateurs: Samuel Floranceau. Couturier artisan de 29 ans, Samuel Floranceau aime autant la discrétion que son atelier. Ainsi, il se cache derrière sa griffe de prêt-porter pour la femme et l'enfant "Le dressing de Sam", et s'amuse de la confusion à laquelle prête parfois le diminutif de Sam. Il n'en est pas moins coupé des réalités puisqu'à la tête d'une petite entreprise artisanale qu'il a créée en 2008, après une expérience de plusieurs années forgée aux quatre coins du monde. Fin connaisseur des matières et des tendances, son goût du détail donne à ses créations des allures de haute couture, tout en pratiquant une politique de prix abordables. Samuel Floranceau n'est pas qu'un couturier, c'est un artiste généreux qui aime à partager son univers très poétique au fil d'un blog particulièrement riche que je vous invite à découvrir ainsi que sa petite boutique en ligne dont la toute nouvelle collection été est une invitation au voyage.

Logo_LDDS

*******

  Bonnes découvertes, et n'oubliez pas de faire partager les vôtres

Visiter Rue des créateurs

29 janvier 2009

Une saison et puis s’en va… La boutique éphémère de Rue des créateurs

Afin de soutenir la création et promouvoir vos talents auprès du public, Rue des créateurs ouvre sa première boutique éphémère et itinérante. Pour sa première édition, « Une saison et puis s’en va » la bien nommée s’installe dans le cadre prestigieux de la cité antique d’Arles du 1er avril au 30 septembre 2009.

Pourquoi Arles ? Classée au patrimoine mondial de l’humanité, une situation géographique privilégiée (Parc Naturel de Camargue, 30 km d’Avignon, 30 km de Nîmes), une vie culturelle bouillonnante, Arles est une étape prisée des touristes et des vacanciers. En 2008, 330 000 festivaliers sont venus à Arles du 1er juin au 1er septembre. L’exposition Christian Lacroix du Musée Réattu a battu des records d’affluence avec plus de 100 000 visiteurs. En 2009, le musée accueillera une prestigieuse exposition consacrée à Picasso qui ne manquera pas d’attirer des visiteurs du monde entier. Arles, c’est aussi deux férias (Pâques et septembre), les rencontres internationales de la photographie qui ont attiré l’année dernière 60 000 visiteurs, et de nombreuses autres animations. Vous l’aurez compris, le choix du lieu n’a rien de fortuit et les dates retenues offrent aux créateurs une opportunité indiscutable en termes de visibilité mais aussi de ventes.

"Une saison et puis s’en va" disposera par ailleurs d’une boutique en ligne  et d’une galerie virtuelle pour permettre au plus grand nombre de découvrir vos créations.

Si vous êtes créateur et souhaitez exposer dans la boutique éphémère « Une saison et puis s’en va », téléchargez dès maintenant le dossier de préinscription à renvoyer avant le 15 février 2009: Dossier_pr_inscription_USEPSEV

Toutes les questions relatives au projet "Une saison et puis s'en va" peuvent être posées sur le Réseau Rue des créateurs dans le forum dédié.

27 janvier 2009

Faut-il se lancer dans l'e-commerce en 2009 ?

Si je reviens sur ce sujet déjà évoqué le 6 janvier dernier, c’est après avoir lu ce weekend quelques chiffres sur l’évolution du e-commerce ces derniers mois. Bien que toujours croissant, le chiffre d’affaire global généré par l’e-commerce connaît un tassement, et cette tendance à l’aune des perspectives de récession annoncée devrait se confirmer. Je me devais tout naturellement d’en tirer des conclusions pour les créateurs que vous êtes et qui tentent de tirer leur épingle du jeu parmi les 40 000 e-commerçants de l’Hexagone, d’autant que l’e-commerce est devenu au fil des ans une affaire des plus pointues. En effet, il ne suffit plus d’ouvrir une boutique au coin de la rue, ou plus précisément une e-boutique au coin de la toile, encore faut-il que les passants y entrent. Car sans visiteurs, pas de clients et sans clients pas de ventes.  Et les créateurs qui n'ont pas nécessairement ni le temps ni les moyens de peaufiner leur stratégie commerciale sur la toile préfèreront ainsi vendre par le biais des plateformes de ventes spécialisées du type de Da Wanda. 

Mais avant de revenir sur les solutions existantes (il y en a d’autres) examinons de plus près le marché des créateurs. S’agit-il d’un marché de niche ?  Au sens strict du e-commerce, je répondrai : oui et non. Nous voilà avancés! Je m’explique… La création artisanale ou artistique comme « thème » ou « univers » développé dans un même site dans toutes ses largeurs est effectivement un marché de niche. Pour reprendre l’exemple de Da Wanda, nous sommes en effet dans un marché de niche résumé par le slogan de la page d’accueil : « Bienvenue sur le marché des créations uniques ! ». Da Wanda ne propose donc pas un produit ou un type de produits, il propose une caractéristique, ou plus exactement deux caractéristiques qui n'en font qu'une : la création et le caractère unique des articles proposés.  Ces caractéristiques mises en exergue placent Da Wanda sur un marché de niche.  A l’inverse, si vous ne créez que de sacs à main par exemple et décidez de le vendre uniquement dans votre e-boutique, vous n’êtes pas à proprement parler sur un marché de niche, à moins toutefois que vos sacs ne présentent une ou plusieurs caractéristiques vraiment peu communes.  Si néanmoins vous croyez dur comme fer au succès commercial de vos sacs à main et de votre e-boutique, il vous faudra investir dans une publicité conséquente (liens sponsorisés, référencement,…) afin de pouvoir "rivaliser" (toutes proportions gardées) avec les grandes marques déjà présentes sur la toile, lesquelles disposent de budgets publicitaires autrement plus substantiels. Notez par ailleurs que les consommateurs ne changent pas leurs habitudes si facilement. Même à la recherche de la perle rare ou de l’originalité, la plupart d’entre eux se tournera vers des marques connues qui inspirent la confiance, ces produits qu'on appelle "des valeurs sûres". Ce comportement est par ailleurs renforcé par les guides d’achats qui privilégient souvent (revenus publicitaires obligent) ces mêmes marques.

Du côté des plateformes de vente, on pourrait croire que les obstacles sont moins difficiles à surmonter. Pourtant, elles présentent un inconvénient de taille directement lié à leur popularité. En effet, plus ces plateformes génèrent de trafic, plus elles séduisent de créateurs, d’où un nombre croissant de produits proposés qui se font mutuellement de l’ombre avec le risque que certaines créations passent complètement inaperçues. De plus, ce risque est renforcé par les plateformes elles-mêmes qui pour maintenir l’intérêt des consommateurs et le nombre de visiteurs, vont mettre en avant certains produits. Il n’est pas rare de voir sur la page d’accueil un classement des meilleures ventes ou des produits les plus regardés, ce qui a tendance à amplifier le succès (probablement justifié) de certaines créations au détriment des autres. Elles influent donc directement sur les comportements d’achat et ne rendent ainsi pas compte de la diversité et de la singularité des créations exposées. Vous me répondrez que s’agissant d’une plateforme de vente et non d’une galerie, les créateurs s’exposent aux dures lois du marché, et vous aurez raison.

Alors comment se démarquer en 2009 ? Revenons à ce qui a fait le succès des marchés de niche sur Internet ces dernières années. Le marché de niche est par définition moins exposé à la concurrence (en tout cas au début, car il n’est pas rare qu’une bonne idée soit très vite reprise sur Internet). Pour la création, cela suppose d’être dans un segment de marché particulièrement novateur, c'est-à-dire possédant un avantage concurrentiel  important. Dans le domaine qui  nous préoccupe, ne croyez pas que l’originalité à elle seule constitue cet avantage. Un réel avantage concurrentiel dans le secteur de la création doit combiner plusieurs qualités qu’il faudra savoir mettre en avant : originalité mais aussi technique de fabrication par exemple, public spécifique auquel il est destiné, matériaux utilisés, etc. La liste n’est pas exhaustive. Autre clé de succès du marché de niche : la zone de chalandise. Dans le commerce physique il est communément admis qu’une zone de chalandise est à peu près de 500 mètres, mais de plusieurs kilomètres, voire quelques centaines pour un commerce de niche, en fonction de la densité de population environnante.  Appliquée à Internet cette règle suppose que le site attire par un nombre suffisant de visiteurs, pour pouvoir générer une quantité de ventes qui permette d'atteindre le seuil de rentabilité. La recette : site de qualité (ergonomie, navigation, esthétique), fort trafic, donc excellent référencement, donc budget conséquent. La communication est donc elle aussi indispensable pour garantir le succès d’un marché de niche, qu’il soit physique ou en ligne.  Ces facteurs clés ne sont autres que des éléments constitutifs d’une étude de marché rigoureuse. Niche ou pas, l’étude de marché est CAPITALE. Dans le cas d’un marché de niche, l’étude de marché s’attachera notamment à démontrer qu’il existe bien un marché, l’absence de concurrents peut parfois signifier l’absence de marché ou un marché qui n’est pas encore mûr. Au risque d’être redondant avec mes récents billets, j’insiste sur le fait que c’est l’étude de marché qui détermine le potentiel commercial de vos créations, la meilleure stratégie pour vendre sur Internet.

Quant à la meilleure solution pour vendre sur Internet, je conclurai (enfin !) en disant que malgré la crise, nous sommes loin d’avoir tout inventé en matière d’e-commerce et que 2009 devrait justement voir émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux concepts. Pour ma part, je privilégierais une ligne médiane entre l’e-boutique personnelle et les plateformes telles qu'elles existent, une formule plus participative et plus coopérative qui présente entre autres avantages le partage des coûts, la mutualisation du risque, sans parler de la dynamique créative de personnes de bonne volonté qui réfléchissent ensemble. Bien entendu  les modalités d’une telle formule restent à définir.

C’est justement dans cet esprit que s’est ouvert le Réseau RUE DES CREATEURS que je vous invite à rejoindre dès aujourd’hui.

25 janvier 2009

Rue des créateurs, c'est désormais un réseau!

J'ai le plaisir de vous annoncer la création du Réseau Rue des créateurs.

nouveau_bandeau3_copier

Ce réseau s'adresse aux créateurs et artisans qui souhaitent partager leur expériences, trouver des  nouveaux débouchés, des bonnes adresses et pourquoi pas des partenaires.

E-commerce, questions juridiques, sociales et fiscales, marchés artisanaux, auto-entrepreneuriat,  les premiers forums n'attendent que vos questions et suggestions. Vous pouvez également initier des discussions sur des thèmes de votre choix.

Créateurs de mode, de bijoux, d'accessoires, d'articles de décoration, .... Autant de groupes auxquels vous pouvez vous inscrire pour partager, échanger et coopérer avec d'autres créateurs de votre région ou d'ailleurs. 

L'inscription est très simple et vous permet disposer d'une page personnelle que vous pourrez agencer et personnaliser à votre convenance. Vous pouvez aussi y exposer vos créations, un moyen totalement gratuit pour vous faire connaître et pourquoi pas vous faire remarquer...

Le réseau Rue des Créateurs, c'est vous, faites le connaître et faites le vivre. A bientôt sur le Réseau!

« Accueil  1