Rue des créateurs

Blog dédié aux acteurs de la création artisanale et artistique. Création d'entreprise, commerce en ligne, communication, développement commercial: par où commencer et quelles solutions choisir? Actualité, analyse, études comparative et portrait de créateur

22 mai 2009

Quand les créateurs se rencontrent...

La boutique "Une saison et puis s'en va" (dont le site ne devrait plus tarder à être en ligne) a fait se rencontrer des créateurs d'horizons variés, aux styles distincts. De cette rencontre est né un univers singulier, une offre aussi unique que les créations présentées. Je vous invite à découvrir en quelques photos ces rencontres créatives et créatrices en attendant de vous accueillir à la boutique lors d'un séjour en Camargue.

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21 avril 2009

Le statut d'auto-entrepreneur bientôt modifié ?

Par Christophe Dussert - http://reflexif.over-blog.com/

Le secrétaire d’État initiateur supposé du statut d'auto-entrepreneur semble avoir fini par entendre les critiques émises par les représentants des fédérations d'artisans et les chambres des métiers. Il a reçu leurs représentants le 14 avril dernier avant d'annoner la mise en place rapide d’un groupe de travail sur le régime de l’auto-entrepreneur et l’artisanat.

Ce groupe aura donc pour mission d'évaluer l’impact du régime de l’auto-entrepreneur sur les créations d’entreprises artisanales à l'aune des règles d’immatriculation dans les chambres de métiers et des métiers, lesquelles règles prévoient  entre autres conditions,  qualification professionnelle et obligation d’assurance à la diffénrence du régime ultra-simplificateur de l'AE... mais au bénéfice réel de qui???

"Si les conclusions de cette évaluation conduisaient à la nécessité d’un ajustement du régime de l’auto-entrepreneur pour les activités artisanales, celui-ci pourrait être discuté dans le cadre de l’examen au Parlement du projet de loi concernant les réseaux consulaires."

Dans la mesure ou le nombre d'inscriptions dans les Chambres des Métiers s'est effondré depuis le début de l'année (et où le ministère pousse les micro-entrepreneurs actuels à opter massivement pour l'AE), et où, d'autre part, il y a bien une distorsion de concurrence introduite par ce statut (peut-être moins dans les charges : 46% du bénéfice en moyenne, que dans les conditions), ainsi que quelques "menus" effets pervers (comme la transformation su salariat en auto-entrepreunariat précaire)... Les conclusions de l'évaluation ne devraient faire guère de doutes, mais nous jugerons sur pièces...

On peut simplement regretter, une fois encore, que les grands cerveaux technocratique qui en sont à l'origine n'y aient pas réflechi...

En tout cas, on peut s'attendre a un changement des règles pour les auto-entrepreneurs avant la fin de l'année, au moins pour ceux qui ont opté pour "activité artisanale", bien que la distinction artisan / commerçant ne soit toujours pas claire... Certainement de nouvelles exigences de qualification et d'assurances ; probablement aussi une limitation dans le temps, mais peut-être aussi un relèvement des charges. Un nouveau piège pour ceux qui se sont engagés et de nouveaux doutes pour ceux qui hésitent à le faire...

11 avril 2009

Une saison et puis s'en va, c'est parti!

Juste une photo pour vous dire que la boutique est ouverte depuis ce matin... Les créateurs qui voudraient prendre le train en marche seront accueillis avec tous les honneurs dus à leur talent. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

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05 avril 2009

Une saison et puis s'en va.... encore quelques jours!

Créateurs de talent!

Il vous reste encore quelques jours pour particper ua projet de boutique épéhmère "Une saison et pui s'en va..."

A ce jour: plus de dix créateurs inscrits, une grande diversité de créations et la signature du bail dans les jours qui viennent.

Si vous n'êtes pas encore familier avec le concept du projet ou si vous souhiatez communiquer autour de vous, voici les deux documents qu'il vous faut lire et diffuser:

La présentation du projet (format PDF): Projet_Une_saison_et_puis_s_en_va

Le dossier d'inscription(format Word): Dossier_inscription_Une_saison_et_puis_s_en_va

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03 avril 2009

Boutique éphémère, précisions

Je n'ai pas encore eu le temps d'exposer toutes les "subtilités du projet", celui-ci s'organise en effet au fil des retours, suggestions et questions.
En préamblue, j'attire votre attention que ce projet est pris en charge par des personnes bénévoles qui oeuvrent chacune à leur façon en faveur de la promotion des créateurs artisans et artistes. C'est pourquoi et sauf à ce que le projet connaisse un développement commercial qui permette de pérenniser ce type di'nitiatives, la boutique éphémère n'a pas pour l'instant les moyens d'acheter directement les créations et se rémunérer ensuite sur les ventes. De toutes façons, ce n'est pas à proprement parler l'esprit du projet.
En effet, dans un contexte économique difficile, il nous a paru plus pertinent de fairer en sorte que les créations proposées le soient à des prix "raisonnables" qui concilient attractivité du prix et juste rémunération des créateurs.
Néanmoins et vous l'aurez compris, l'ouverture d'une boutique, les charges et frais publicitaires ont un coût que nous ne pouvons supporter en totalité.
C'est pourquoi il a été prévu un droit d'entrée. Le montant sera déterminé aux alentours du 10 avril en fonction du nombre de créateurs et du nombre de créations. Vous comprendrez par ailleurs et compte tenu de notre souci à ce que chaque créateur dispose au sein de la boutique d'une visibilité optimale, nous pratiquerons un droit d'entrée dont le coût sera le même pour tous, ceci dans un souci d'équité. Pour celles et ceux qui trouveraient ce principe discriminant ou désavantageux, je précise qu'il ne tient qu' à eux de prévoir des quantités suffisantes pour amortir le droit d'entrée.
Cela ne veut pas dire que toutes les créations doivent être livrées pour l'ouverture, vous pouvez tout à fait envoyer de nouvelles créations au fur et à mesure des ventes (les ventes réalisées seront communiquées à tous sur une base hebdomadaire sur un espace Internet dédié et sécuris& avec mot de passe). Le produit des ventes devrait quant à lui être reversé sur une base mensuelle afin de ne pas multiplier les frais bancaires (nous opterons probablement pour un virement bancaire).
Par ailleurs, nous réfléchissons à la possibilité d'exposer pour une durée limitée (1 mois), ce qui permettra de faire connaître de nouveaux créateurs en fonction des disponibilités d'espace (nous tenons avant tout à la qualité de l'agencement pour garantir une bonne visibilité de chacun). Evidemment, les personnes qui opteront pour un engagement sur la durée du projet (quatre mois) et qui seront sélectionnées bénéficieront d'un tarif préférentiel. Tout ceci vous sera expliqué au fur et à mesure.
Si vous n'étiez pas sélectionné(e), croyez bien qu'il ne s'agit en aucun cas d'un jugement de valeur sur votre travail, mais d'un souci de cohérence de l'offre proposée au sein de la boutique. Cette initiative devrait être amenée à être reproduite dans d'autres régions....

A bientôt pour de nouveaux développements.

Dossier d'inscription: Dossier_pr_inscription_USEPSEV

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Auto-entrepreneurs et profession libérales: pas si simple!

Petit témoignage reçu:

Bonjour, Je tiens à signaler que pour les libéraux déjà en activité avant le 1er janvier 2009, la CIPAV et l'URSSAF ont décrété, nul ne sait pourquoi, que les dossiers seraient rejetés (c'est ce qui s'est passé pour moi, donc de guerre lasse, je viens de me radier alors que j'exerce depuis 10 ans que mon activité marche et que je suis diplômée de l'ITI).

Et pourtant:

« Ce régime est ouvert à tous les micro-entrepreneurs, qu’ils soient déjà en activité ou en phase de création d’entreprise. Les professionnels libéraux, en tant que travailleurs indépendants, entrent dans le champ du régime de l’auto-entrepreneur ouvert par la loi de modernisation de l’économie. » Le gouvernement a fait adopter un dispositif transitoire, dans l’article 34 de la loi pour l’accélération des programmes de construction et d’investissements publics et privés du 17 février 2009 : dans l’attente de la signature de la convention avec la CIPAV au plus tard le 1er janvier 2012, il est prévu que les auto-entrepreneurs relevant de cette caisse et créant leur activité, se déclareront et verseront leurs cotisations aux URSSAF, tout en étant affiliés à la CIPAV. Ainsi, les professionnels libéraux créateurs relevant de la CIPAV peuvent bénéficier du régime de l’auto-entrepreneur depuis le 19 février 2009. »

Conclusion:

Le Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et la DGCIS nient formellement qu’il existe un quelconque problème d’inscription. Le Collectif Libéraux ( Collectif des professions libérales et micro entreprises exclues du régime auto-entrepreneur) invite toutes les personnes ayant reçu une lettre de refus d’inscription de l’URSSAF (« l’article 34 de la loi 2009-179 ... dans ces conditions, votre déclaration est rejetée par nos services ») à en envoyer au plus tôt une copie, accompagnée d’une lettre explicative (voir exemples en pièces jointes, à personnaliser) à :

Monsieur Hervé Novelli, Secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services
139 rue de Bercy
75012 Paris

Monsieur Alexandre Chérel (alexandre.cherel@finances.gouv.fr)
Fax: 01 43 19 40 63

Monsieur le Médiateur du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie
Télédoc 215
139 rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12

Plus d'informations sur le Collectif Libéraux

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02 avril 2009

Auto-entrepreneurs: pas de TVA, pas de chocolat!

Par Christophe Dussert - reflexif.over-blog.com

L'auto-entrepreneur n'est pas assujetti à la TVA. C'est clairement affiché, mais quand on n'est pas initié aux subltilités de la TVA, qu'est-ce  que cela veut dire ?

Tout d'abord vos fournisseurs doivent vous vendre avec la TVA s'il sont assujettis, mais vous ne tant qu'auto-entrepreneur, vous ne pourrez la récupérer. Vos achats sont donc effectués Toutes Taxes comprises comme n'importe quel particulier.  C'ets pourquoi vos factures doivent obligatoirement porter la mention suivante: "T.V.A. non applicable, art. 293 B du C.G.I."

Vous réglez la TVA auprès de vos fournisseurs lors des achats mais lors de vos ventes, vous ne la facturez pas de TVA  et par voie de conséquence vous n'aurez donc pas à vous livrer à l'exercice mensuel ou trimetriel qui consiste à la déclarer afin de déterminer si vous en avez payé plus que vous n'en avez encaissé ou l'inverse. Moins de paperasse, cetres, mais est-ce vraiment avantageux?

Supposons que votre fournisseur est, lui, assujeti à la TVA et  qu'il vous la facture. Dans le Prix d'Achat (PA) que vous payez,  est donc inclue une TVA : t(PA).

1) En tant qu'AE, vous ne récupérez pas cette TVA. Vous allez revendre cette marchandise au Prix de Vente : PV, qui sera   un prix Hors Taxe, puisque vous n'appliquez pas la TVA. Si votre propre client est un client final, qui ne récupère pas la TVA  lui non plus, il aura payé : PV, et votre propre bénéfice sera : PV-PA. Vous suivez? Mais si votre client peut récupérer la TVA (qu'il soit lui même un  intermédiaire, ou bien qu'il soit dans une des nombreuses situations  de dégrèvement), il ne peut le faire sur votre marchandise, alors que  sur celle d'un de vos concurrents en entreprise normale, il va pouvoir le faire. Donc de son point de vue vous vendez trop cher, et il ne  voudra payer que PV - t(PV), comme pour votre concurrent. Vous allez  donc devoir lui vendre à un prix qui sera : PV - t(PV) hors taxes !  Votre bénéfice ne sera donc plus que : PV - PA - t(PV).

2) Dans une entreprise assujettie à la TVA : Vous récupérez la TVA appliquée par votre fournisseur, la marchandise   vous revient donc à : PA - t(PA). Mais vous devez facturer une TVA. Si votre client ne récupère pas la TVA (consommateur final par exemple), il paye PV, mais cela recouvre aussi une TVA : t(PV), que  vous payez à l'état. Votre bénéfice est donc : PV - t(PV) - PA + t(PA). Si votre client récupère la TVA, il vous payera PV, mais récupèrera  t(PV), et votre bénéfice sera à nouveau : PV - t(PV) - PA + t(PA).

Conclusion : Le fait de ne pas être assujetti à la TVA est plutôt un  avantage... SAUF si vos client peuvent récupérer la TVA  (revendeurs...) et que vous êtes dans un secteur concurrentiel qui  vous oblige à vous aligner sur les tarifs de concurrents en entreprise  normale (si ce n'est pas le cas, vous fixez le prix que vous voulez !).

Pour fixer les idées, si PA = 100 € et PV = 200 €, alors :
1) dans le cas AE avec client final, Bénéfice = 100 €
dans la cas AE concurrentiel : Bénéfice = 67,2 €  (TVA à 19,6 %)
2) dans le cas entreprise assujettie à la TVA :  Bénéfice = 83,6 €

Evidemment, tous ces calculs ne tiennent pas compte des charges et  impôts. Il convient de prendre en compte tous ces aspects, et pas seulement l'exemption de TVA, avant de décider si le statut d'AE est  un avantage ou pas pour votre activité. N'oubliez pas que vous serez  imposé sur PV et non sur le bénéfice comme le serait l'entrepreneur  assujetti, mais avec un taux bien moindre...

Posté par ruedescreateurs à 20:22 - Auto entrepreneur - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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L'écho de la Rue #4

flyer_webDernier rappel

Hélène Lemeunier vous accueille dans son atelier pour l'exposition
5 peintres, 5 photographes

Vernissage vendredi 3 avril de 18h à 21h
En présence des 10 artistes


Pour ceux qui ne peuvent venir vendredi
Samedi et dimanche de 14h à 19h

L'exposition dure jusqu'au 30 juin
pour en savoir plus: www.encrenous.book.fr

Atelier Encre nous
24 rue des Bluets
75011 paris

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PORTES OUVERTES AUX ATELIERS DE PARIS création/innovation

Le printemps est enfin arrivé ! Les sept résidents des Ateliers de Paris ont souhaité ouvrir les portes de leurs ateliers, aux visiteurs bien sûr, mais aussi à d?autres créateurs dont ils apprécient la démarche. Près de 20 jeunes pleins de talents sont à découvrir aux Ateliers de Paris les 3, 4 et 5 avril prochains.

Les Ateliers de Paris création/innovation, sont un lieu de résidence pour des porteurs de projets. Des ateliers de travail sont mis à la disposition de créateurs afin d?élaborer un projet ou de créer leur entreprise. Véritables laboratoires, ces ateliers ne sont pas ouverts au grand public. Afin de mieux faire connaître leur démarche, les résidents ont décidé de lever le voile et de présenter leurs créations :

Stéphanie Balini, s?appuie sur la haute technologie et les savoir-faire traditionnels. Théophile Besson propose une production centrée sur des objets « questionnants », « communiquants », ainsi que sur des thèmes faisant appel à la plastique pure, à la matière. Sophie Dalla Rosa est « tricoteuse » et utilise toutes les possibilités et techniques de la maille pour donner naissance à des objets sculpturaux ou plus quotidiens aux formes énigmatiques. Arzu Firuz réinterprète des décors et savoir-faire orientaux pour sublimer les matériaux du quotidien. Kitchen Paradise associe Julie Rothahn et Lily Monsaingeon, et pose un regard de designers sur la nourriture qui devient un matériau que l?on peut mettre en scène. Luise&Franck réunit Luise Schwarze et Franck Pouch. Ils s?inspirent du design contemporain, du psyché folk et des architectures post-modernes pour créer une ligne de prêt-à-porter masculin empreint de minimalisme et d?expressivité. Sylvia Toth, franco-colombienne et créatrice de Warmi, cherche à promouvoir la sauvegarde et le développement de la culture artisanale à travers l?échange de savoir-faire entre la Colombie et la France. Elle conçoit des pièces entre l?objet et le vêtement tout en associant matières nobles et techniques artisanales.

Parmi leurs invités, le public pourra découvrir des céramistes, stylistes, modistes, créateurs de bijoux, d'accessoires de mode, de linge de maison, de mobilier. Une grande diversité, des voies de recherche très différentes mais avec un souci constant d?exigence et de qualité.

Ces journées seront aussi l?occasion d?investir le Marché Parisien de la Création du Boulevard Richard Lenoir le samedi 4 avril. Près de 80 créateurs soutenus par les Ateliers de Paris exposeront leurs créations et feront partager leurs expériences.

Vendredi 3 avril de 17h à 21h, samedi 4 avril de 13h à 20h, dimanche 5 avril de 14h à 19h.
Ateliers de Paris création/innovation, 30 rue du Fbg Saint-Antoine. 75012 Paris
M° : ligne 1, 5 et 8 station Bastille ; Bus : 76, 86 et 87

Samedi 4 avril 2009 de 10h à 20h
Marché de la Création, Place de la Bastille / Boulevard Richard Lenoir

Informations : Ateliers de Paris - Valérie Antraigue 01 44 73 83 57 ou valerie.antraigue@paris.fr

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01 avril 2009

Une saison et puis s'en va... ça se précise!

Le projet "Une saison et puis s'en va" se précise. L'ouverture de la boutique éphémère devrait avoir lieu fin avril début mai au plus tard pour fermer ses portes début septembre.

Les principes sont les suivants:

A) La boutique-galerie a pour buts de promouvoir des créateurs de talent et leur permettre de vendre leurs créations dans un contexte économique néanmoins difficile. A cette fin, la boutique ne pratiquera aucune marge sur le prix de chaque création, ce prix étant fixé à l'avance par le créateur.

B) L'accès à cette boutique éphémère et compte tenu du principe précédent est subordonné à:

  • Une participation financière (droit d'entrée) destinée à couvrir les frais inhérents à la boutique et à la publicité. Le montant de cette participation est en cours de calcul et sera communiqué uniquement aux personnes qui auront manifesté leur intention (dossier d'inscription)

  • Une sélection destinée à proposer une offre harmonieuse de créations et disciplines dans un espace de 60m2

La participation à ce projet est par ailleurs soumise aux conditions qui suivent:
- Exercer dans une discipline inscrite dans
la nomenclature des métiers d'art ou une discipline artistique relevant du régime des Artistes indépendants.
- Etre immatriculé soit en tant qu'entreprise (entreprise indiviudelle ou société), auto-entrepreneur ou artiste indépendant (idéalement affilié à la MDA ou l'Agessa)
- Compléter le
dossier téléchargeable et le retourner avant le 10 avril 2009 à ruedescreateurs@orange.fr . A noter que sont admis les oeuvres et créations en exemplaires uniques tout autant que les créations en série (mais fabriquées artisanalement, c'est à dire ne faisant pas l'objet d'une sous-traitance)  Les artistes et créateurs, qu'ils soient sélectionnés ou non seront contactés entre le 10 et le 15 avril 2009

- Etre en capacité d'acheminer les oeuvres jusqu'au lieu de la boutique (Arles) et de les récupérer début septembre (dans le cas d'une expédition postale ou par société de transport, vous devrez assurer financièrement le retour).
- Etre en capacité fournir de la PLV (flyers, cartes, éventuellement catalogue ou book) et emballages adéquats (notamment pour les objets fragiles)
- Posséder une assurance professionnelle.

Toutes vos questions sont à poser directement sur le forum.

Posté par ruedescreateurs à 17:54 - Boutique éphémère - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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17 mars 2009

Vous le faites exprès?

Ce que je suis râleur en ce moment. Allez savoir pourquoi. Le soleil se lève enfin du bon côté de la maison et inonde enfin ma cuisine dès 6h30, les oiseaux gazouillent à tue-tête et j'ai pu enfin éteindre le chauffage pour au moins 6 à 7 mois. Bref, tout irait pour le mieux si les créateurs n'y mettaient pas autant de mauvaise volonté. Je parle de leurs blogs ou de leurs sites Internet que je visite par dizaines chaque jour et qu'ils s'ingénient à rendre affreux comme si ils craignaient qu'on découvre qu'ils ont du talent... Et quand j'aborde cette question frontalement avec néanmoins quelques précautions, c'est toujours la même réponse: "C'est moi qui l'ai fait". La réponse est imparable. Si on objecte que le site n'est pas très joli, on nous répondra "J'ai pas les moyens de me payer les services d'un graphiste, donc c'est moi qui l'ai fait." Si on contraire on complimente le site (ça m'arrive rarement... je suis très difficile), on nous répond: "Merci. c'est moi qui l'ai fait". Dans les deux cas, on tourne en rond; car je reste convaincu que rien ne vaut la prestation d'une personne dont c'est le métier. N'en déplaise à celles et ceux qui croient tout savoir du graphisme et du web design au prétexte qu'ils bidouillent sur Photoshop. On ne le dira jamais assez, ce n'est pas l'outil qui fait le talent même si l'outil est le fruit des plus hautes technologies...

Ne ruinez pas votre crédibilité avant même d'avoir pu présenter ou vendre ne serait-ce qu'une oeuvre. Et si vous n'avez pas les moyens de vous offrir les services d'un graphiste, essayez de rendre votre blog ou votre site un tantinet attractifs. Si vous pensez que le graphisme de votre site doit traduire votre bouillonnement créatif intérieur, vous vous trompez. Votre site doit servir vos créations. Quelques petits trucs pour ne pas faire fuir vos visiteurs:

  1. Misez sur la sobriété et la simplicité.

  2. N'abusez des couleurs à votre disposition. Définissez une charte graphique avec deux ou trois couleurs au plus.

  3. Evitez les pavés de couleurs ou les bandeaux "flashy". N'oubliez pas que les écrans sont lumineux et que ces couleurs sont amplifiées par la lumière: elles agressent la rétine. Si vos créations portent des couleurs vives alors mettez les en valeur avec un site qui contraste pas sa douceur.

  4. Evitez les textes en surbrillance sur fond noir (par pitié!). Quand on passe du temps comme moi sur son écran, on fuit systématiquement ce genre de site qui fatigue très vite les yeux.

  5. Vos créations doivent apparaître dès la première page. S'il faut dérouler du texte ou cliquer plusieurs fois avant d'avoir accès aux créations, il y a fort à parier que le visiteur partira avant même de savoir dans quelle discipline vous exercez.

  6. Soignez vos photos. Si vous n'êtes pas photographe, je vous invite à lire ces deux billets publiés par Capitaine Commerce: http://www.capitaine-commerce.com/2009/02/05/22491-se-mettre-a-la-photo-dans-une-petite-structure-partie-12/ & http://www.capitaine-commerce.com/2009/02/12/22494-se-mettre-a-la-photo-dans-une-petite-structure-partie-22/

  7. Pensez ERGONOMIE que ce soit pour entrer ou sortir de votre site. Une navigation laborieuse donne envie de fermer la fenêtre pour ne plus jamais revenir sur ce site.

  8. Ecrivez simplement, des textes courts et si possible, soignez l'orthographe. Personne ne vous reprochera de ne pas avoir la plume d'un écrivain, mais rien ne vous empêche d'utiliser un correcteur avant de publier une phrase bancale ou truffée de fautes. Et gardez en mémoire cette citation de Nicolas Boileau: "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément."

Je pourrais m'étendre davantage sur ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire, mais tout ceci vous le savez déjà car c'est affaire de bon sens et de regard critique sur son travail. Mettez-vous simplement dans la peau d'un visiteur lambda, visitez quelques sites, notez tout ce qui vous déplaît en termes d'ergonomie et appliquez-vous cette maxime: ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. Si néanmoins vous avez besoin d'autres conseils, je peux éventuellement vous donner un coup de main.

16 mars 2009

NON, le statut d'auto-entrepreneur n'est pas fait pour les créateurs artisanaux!

Je vous avais promis un billet sur la protection des oeuvres mais la découverte d'un détail de taille qui m'a rendu furibard m'oblige à corriger une bourde, elle-même motivée par ce que je croyais être une bourde et qui en fait n'en était pas une. Je m'explique.

Attaché au sens des mots en ce qu'ils véhiculent autant de précision que de sous-entendus, à condition toutefois de les utiliser à bon escient, je m'étais appliqué à décortiquer le guide officiel de l'auto-entrepreneur dès sa parution avant d'écrire plusieurs billets à ce sujet et de comprendre quels éventuels avantages ce nouveau régime pouvait constituer pour les créateurs artisanaux. Au vu de la définition du commerçant qui en était faite, une personne qui achète et qui revend, j'en avais déduit que la personne qui transforme avant de vendre n'est pas à proprement parler un commerçant mais plutôt un artisan. J'avais donc écrit à l'époque qu'il existait trois catégories d'auto-entrepreneurs: les commerçants (plafonnés à 80.000 euros), les artisans (plafonnés à 32.000 euros) et les autres prestataires et profesisons libérales (ces derniers ont du attendre l'accord avec la CIPAV, eux aussi plafonnés à 32.000 euros). Cette déduction n'était cependant pas si évidente compte tenu du manque de clarté du guide officiel, je vous laisse juger:

80 000 euros pour les activités de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou les prestations d’hébergement.

32 000 euros pour les activités de prestations autres que celles relevant du seuil de 80 000

32 000 euros pour les autres prestations de service, imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), c’est-à-dire principalement les professions libérales.

Habitué au caractère approximatif des textes émanants de l'administration, je décidai d'écouter mon intuition pour répondre aux nombreux messages que je reçus durant cette période de démarrage tonitruant du régime de l'auto-entrepreneur. En consultant mes statistiques, je me rendis compte qu'un forum de l'APCE m'amenait beaucoup de visiteurs. Je cliquai alors sur le lien et découvris que j'étais cité comme source d'information incorrecte quant aux différentes catégories. Le modérateur-animateur de l'APCE expliquait à une créatrice de bijoux qu'elle dépendait bien de la catégorie "commerçant" et qu'en l'occurence sa source (mon blog) était inexact. Perplexe, je visitai alors bon nombre de blogs et de sites d' "experts" tout aussi unanimes que l'APCE: il n'y a que deux catégories, les comemrçants et les professions libérales. Bigre, je m'étais donc trompé dans les grandes largeurs.... J'entrepris donc de corriger mes billets et me rangeais à l'interprétation communément admise.

C'était sans compter la sagacité de l'auteur du blog "Réflexif" qui remet le couvert avec son billet "Le piège de la distinction entre artisan et commerçant ?" daté du 15 mars (donc tout frais). J'apprends ainsi qu'au moment de remplir le formulaire en ligne de déclaration d'auto-entrepreneur (ce que j'aurais du allé voir plus tôt j'en conviens), il est proposé trois catégories: commerçant, artisan, activité libérale. Christophe conclut son billet ainsi: "Cela semble sous-entendre que tout artisan sera considéré comme prestataire de service ?! Si l'on essaie de s'inscrire, par exemple, pour une activité de fabrication et vente de bijoux fantaisie sur internet, le Centre de Formalites des Entreprises de l'URSSAF qui gère ces formulaires vous refusera le dossier si vous avez coché : Activité Commerciale et vous suggère de recommencer en cochant Activité Artisanale..."  Gloups!!!

Je décide alors d'appeler le  0811 90 00 99 (ce que j'aurais du faire plutôt également je vous le concède), le Numéro sensé vous répondre à tout ce que vous voulez savoir sur le régime d'auto-entrepreneur, tout sauf l'essentiel!  Grâce au message d'attente j'apprends que ce service est en fait géré par l'APCE pour le compte du Ministère. Au bout de quelques minutes on me met en relation avec un conseiler, si, si, j'ai bien dit un conseiller.

Petit extrait de notre conversation:

- Moi: Bonjour, je m'apprêtais à remplir la déclaration en ligne pour devenir auto-entrepreneur mais je découvre qu'il existe une catégorie "activité artisanale" alors qu'on m'a toujours dit qu'il n'existait que deux catégories: les commerçants et les prestataires.

- Le conseiller: Je n'ai pas très bien compris votre question. Quelle activité souhaitez-vous développer?

- Moi: je souhaiterais vendre mes créations artisanales et mes différents interlocuteurs m'ont dit que j'entrerai dans la catégorie commerçant. 

- Le conseiller: Vous relevez bien de  l' "activité artisanale".

- Moi: Quel est le plafond?

- Le conseiller: 32.000 euros H.T.

- Moi: Pourquoi les explications données dans les guides officiels ne font pas clairement mention de la catégorie "activité artisanale" alors qu'elle est indiquée en haut de la déclaration?

- Le conseiller: Euh.... Je vais faire remonter votre remarque.

Le même organisme, l'APCE donc et que je ne félicite pas, me contredit donc en janvier pour finalement me confirmer ce que j'avais effectivement bien compris et qui n'est nullement explicité sur les sites en charge de relayer l'information officielle. En d'autres termes, on vous dit tout et son contraire.

Conclusion: Si vous envisagez de démarrer une activité artisanale, n'optez surtout pas pour le régime d'auto-entrepreneur (sauf peut-être pour une étude de marché de deux ou trois mois, et encore..). Avec un chiffre d'affaire plafonné à 32.000 euros, 21,3 % de charges sociales, des achats de matières première sans pouvoir récupérer la TVA, vous pouvez espérer gagner au mieux un SMIC en travaillant pas moins de 12 heures par jour, 6 jours par semaine.

A bon entendeur, salut!

13 mars 2009

Qui expose s'expose #1

Avant de vous parler de la protection des œuvres, j’aimerais tout d’abord illustrer mon propos par une mésaventure qui m’est arrivée il y a deux ans et dont j’ai découvert l’issue finale en parcourant un journal gratuit dans le TER en début de semaine. Il ya deux ans donc, je me consacrais à plein temps à une mes activités favorites : l’écriture et plus précisément l’écriture scénaristique. A l’époque, je venais d’essuyer le refus poli (mais jamais circonstancié) de plusieurs chaînes de télévision et de diverses sociétés de production à un projet de série humoristique. Qu’importe, après avoir coécrit pas moins de vingt épisodes, l’exercice avait été bénéfique en termes d’imagination et de méthode. Aussi, je décidai de ne pas me contenter d’écrire mes propres histoires mais de prêter ma plume à des projets de séries télévisuelles. C’est ainsi que je répondis à un appel à projet pour une série destinée au ados et jeunes adultes. Le concept était relativement clair, les personnages et le fil conducteur définis, il ne me restait plus qu’à affiner la psychologie de chaque personnage, dérouler un enchevêtrement d’intrigues propre à tenir le téléspectateur en haleine pendant une saison, le tout traduit en dialogues percutants. Si le sujet ne m’enthousiasmait guère au début, je pensais devoir me plier à ce genre d’exercice imposé pour faire mes preuves. Je commis cependant l’erreur de ne pas protéger mon travail, pensant que je ne pouvais de toute façon revendiquer des droits d’auteurs sur un concept qui n’était  pas le mien.  Ma naïveté était d’autant plus coupable que le commanditaire (dont je tairai le nom par charité républicaine) n’était pas inconnu des milieux scénaristiques, et jouissait d’une réputation sujette à caution. Je communiquai directement avec lui pour m’assurer des ses (bonnes) intentions.  Et puis après avoir envoyé mon travail, il se passa ce qu’on m’avait prédit qu’il se passerait avec cet individu. Je n’eus plus aucune nouvelle. Messages, menaces, rien y fit. Je passai donc à autre chose.

Lundi dernier, en parcourant un quotidien gratuit, je tombai sur un article annonçant la sortie d’un nouveau « pop soap »  français. Je reconnus immédiatement le sujet du projet auquel j’avais travaillé pour des prunes. Et sous l’article en question qu’elle ne fut pas ma surprise de lire un entrefilet au sujet de l’auteur du concept, mon commanditaire de l’époque, se plaignant d’avoir  été remercié par la société productrice de la série après le tournage du pilote.  M6 aurait donc décidé de revoir le projet de bout en bout et de se passer de l’équipe (j’apprends alors qu’ils étaient plusieurs) initiale au profit d’un projet plus proche de « Plus belle la vie » que du concept original que le commanditaire qualifiait dans l’article d’avant-gardiste et bourré d’humour (ça m’avait franchement échappé à l’époque).  En lisant ces lignes, je ne pu réprimer un « Bien fait pour sa g…. » intérieur.   

Ma curiosité était donc suffisamment piquée pour me planter devant ma télé à 17 heures et me rendre compte dans quelle mesure mon commanditaire s’était à son tour fait piquer son travail par moins scrupuleux que lui. Non seulement je ne trouvai pas le projet très différent du concept initial (aussi glamour qu’une andouillette – frites et mièvre à souhait), mais je le trouvai même carrément très proche du travail que j’avais fourni concernant les personnages et les situations.

N’ayant pas protégé mon travail je ne peux malheureusement pas prétendre à un quelconque dédommagement. Ce qui me console néanmoins et me fait même sourire c’est que d’une part,  et à la différence de ce triste sire, je n’ai travaillé que quelques jours à ce projet tandis que lui  y a consacré près deux ans. D’autre part et après avoir regardé un épisode, je suis finalement bien content que mon nom ne soit pas associé à ce « machin ».

Promis, la prochaine fois je vous parle du pourquoi et du comment de la protection de vos oeuvres et de vos créations.

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12 mars 2009

Agir ou réagir?

Deux semaines sans billet… Un siècle à l’échelle du temps blogosphérique.

Deux semaines consacrées à l’action aux côtés de créateurs pour qui la crise a des effets concrets en termes de vente. Pour ceux que je côtoie quotidiennement, je ne peux que constater la raréfaction des clients. L’heure est aux économies, le consommateur se fait discret, l’acte d’achat quant à lui est raisonné, moins spontané, prudent, utile, bio, éco-citoyen et j’en passe, quand il est tout simplement inexistant. Dans ce contexte de morosité aggravée par des prévisions déprimantes, on entend parler de changement des mentalités, voire de changement de civilisation, rien que ça ! Pour faire court, les consommateurs que nous sommes réaliseraient subitement que la surconsommation nuit à la planète et nous mène à notre perte. Si je partage l'idée que la surconsommation contribue en effet à mettre en péril les équilibres naturels, climatiques, sociaux ou même géopolitiques, je suis beaucoup plus perplexe quant à ce soi-disant changement soudain des mentalités. Les consommateurs se feraient-ils une raison et se convertiraient soudainement aux vertus de la décroissance ? Non, ils n’ont pas de pouvoir d’achat voilà tout et quand ils l’ont, ils s’empressent d’ouvrir un Livret A. Car je vous fiche mon billet que si par un extraordinaire et miraculeux retournement de situation, la crise se résorberait en quelques jours, la consommation reprendrait de plus belle, les créateurs créeraient et vendraient de plus belle, et les considérations écologiques ou sociétales actuelles auraient tôt fait d’être mises en sourdine. Je ne conteste pas  la nécessité d’un changement des mentalités, mais encore faut-il avoir un cap pour savoir quelles actions engager et sur quels leviers agir pour influer durablement sur les comportements. Et de mon modeste point de vue, les soi-disant caps qu’on nous propose sont souvent plus motivés par des opportunités commerciales de tout poil, des échéances électorales quand ils ne sont pas le fruit d'une pensée mal construite et de raccourcis intellectuels. Prenons l'exemple de la mode éthique ou la mode équitable. Je n’ai toujours pas compris en quoi il était plus éthique de faire des vêtements avec du coton soi-disant biologique cultivé dans des pays ou le manque d’eau déjà cruel promet des ravages écologiques, humains et sociaux à très court terme, car rappelons-le, la culture du coton est particulièrement consommatrice d’eau. Sans compter que ce coton biologique utilise les mêmes moyens de transport polluants que le coton non bio. Mais loin de moi l’idée de lancer un débat sur ces questions, revenons plutôt aux créateurs en crise.

Au cours de ces deux semaines d’action mais aussi d’observation j’ai constaté une débauche d’énergie qui m’a inspiré cette réflexion : mieux vaut agir que de réagir.

Réagir c’est s’adapter à tout prix la conjoncture, c’est courir après les tendances plutôt que de les proposer, c’est s’investir dans une surenchère permanente, et c’est au final prendre le risque d’éreinter son potentiel, sa créativité et sa trésorerie.

Agir c’est au contraire avoir un plan, un cap et s’y tenir. C’est revenir aux fondamentaux, surtout si on s’est un peu éparpillé durant les périodes fastes que ce soit dans la création elle-même ou les outils marketing et les canaux de distribution utilisés. Agir c’est aussi décider, faire des choix, parfois douloureux et surtout ne pas se laisser les dicter par le discours ambiant. C’est éviter de s’essayer à de nouvelles techniques coûteuses ou produits hasardeux porteuses de débouchés tout aussi hypothétiques. C’est se recentrer sur son cœur de métier, ce savoir-faire qui nous a permis d’en arriver là où nous sommes. C’est enfin privilégier la proximité, s’insérer durablement dans le tissu local avant de repartir à l’assaut du marché global et virtuel, n’en déplaise aux chantres du e-commerce.

Un exemple ?  Prenez un plan de votre ville ou de votre village et tracez un premier cercle de quelques centaines de mètres autour de votre lieu de résidence. Combien de personnes vous connaissent à l’intérieur de cercle ? Combien ne vous connaissent pas ? Qu’allez-vous faire pour aller à leur rencontre et leur donner envie de vous acheter une création ou solliciter votre savoir-faire ?

Et vous, quel est votre cap pour les prochains mois ?

03 mars 2009

Rue des créateurs s'associe...

Avec ENNEA'RT

ennartlogo

Rue des créateurs s’associe avec Ennea’rt, pour promouvoir et accompagner les créateurs dans leur développement professionnel.

Enne’art est une galerie virtuelle ou pouvez exposer, mais aussi un site qui vous relie à votre environnement humain en présentant également les lieux d’exposition et l’actualité créatrice de votre quartier, de votre ville et de votre région. En s’associant avec Rue des créateurs, Ennea’rt apporte aux créateurs exposants un service unique d’assistance et de conseil personnalisé pour vous permettre de développer votre projet professionnel ou de création d’entreprise dans les meilleures conditions. Car la seule passion d’Ennea’rt et que partage Rue des créateurs, c’est vous.  Ennea’rt n’est pas un site marchand et n’intervient en aucune façon dans les transactions entre acheteurs et créateurs. 

Voilà qui va faire la différence pour longtemps.

A bientôt sur Ennea’rt.

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24 février 2009

Pourquoi payer pour vendre?

Drôle de question, non ? Et pourtant vendre a toujours eu, a, et aura toujours un coût. Quel que soit l’intermédiaire, de l’agent commercial au grossiste en passant par les plateformes de vente et la patente que vous paierez à la mairie pour faire un marché, la vente nécessite un canal et des moyens pour organiser et rendre opérationnel ce canal de distribution. D’aucuns diront qu’il est possible de vendre gratuitement sur Internet. C’est faux, car même si ce n’est pas le vendeur qui supporte directement les coûts, ces coûts existent et sont supportés d’une façon ou d’une autre, par la publicité par exemple. Qui plus est, la publicité peut aussi avoir un coût d’une autre nature pour le vendeur. Comme me le faisait judicieusement remarquer un visiteur en lisant mon billet sur cette société de portage qui cherche à exploiter maladroitement le filon de l’auto-entrepreneuriat, mon billet eut gagné en crédibilité si les liens commerciaux de Google affichés en haut de mon blog ne faisaient justement pas l’article de ces sociétés de portage. Dans mon cas, et même si je n’ai rien à vendre, l’hébergement gratuit de mon blog a un coût, et plus exactement un prix, celui d’être pris en défaut de dénoncer ceux qui paradoxalement me permettent de m’exprimer librement et gratuitement. Fin de la démonstration. En fait, la vraie question n’est pas « Pourquoi payer pour vendre ? » mais « Pour Quoi faut-il payer pour vendre ? »

Le choix du canal de vente ou de distribution de vos produits ou de vos créations est primordial car il conditionne pour partie votre succès commercial. Tout n’est pas affaire de budget mais force est de constater que les créateurs abordent cette question sous l’angle un peut étroit des moyens financiers dont ils disposent. Il en résulte souvent une débauche d’énergie, au détriment du reste bien sûr, pour exposer tous azimuts pourvu que ce soit gratuit ou que cela coûte le moins possible.  Si vous êtes dans ce cas et vous satisfaites de votre retour sur investissement, tant mieux pour vous. Mais si vous prenez la peine de convertir en coût horaire le temps consacré par exemple à insérer vos annonces sur plusieurs plateformes de vente et le comparez au chiffre d’affaire généré par ce canal, vous vous rendrez certainement compte que c’est beaucoup moins rentable qu’il n’y paraît. J’ai bien conscience qu’un créateur ne dispose pas nécessairement de milliers d’euros à dépenser dans une e-boutique et son référencement mais je vous invite néanmoins à aborder la question du choix du canal de vente sous un angle différent. Car en tant que créateur, vous ne commercialisez pas que vos œuvres ou produits, vous véhiculez aussi, à condition d’y avoir un peu réfléchi et travaillé, une image, un univers, un imaginaire, des valeurs, bref cette identité qui est la vôtre et qui vous différencie des autres. Donc sauf à être dans une logique de court terme, vous n’apprécierez pas le canal de vente sous le seul angle de la performance commerciale. Le retour sur investissement ne prendra pas alors en compte seulement le chiffre d’affaire généré mais aussi la notoriété que ce canal vous rapporte.

Un canal coûteux en temps et en moyens pourra vous apporter une notoriété qui contribuera à plus ou moins long terme à accroître vos ventes. A l’inverse un canal très économique vous permettra de réaliser rapidement des ventes mais ne s’avèrera d’aucune utilité pour le développement de votre image de marque, pire il pourra à terme vous desservir parce qu’inapproprié il contribuera à brouiller cette image. A la question : « Pour quoi faut-il payer pour vendre ? », je répondrai qu’il faut d’abord songer à payer pour se faire connaître, la notoriété est pour les créateurs le meilleur gage de succès commercial, en d’autres termes un canal à ne surtout pas négliger.

20 février 2009

Régime de l'auto-entrepreneur: quoi de neuf?

Professions libérales non réglementées

Les professions libérales, qui ne pouvaient jusqu'ici prétendre au régime de l'auto-entrepreneur, peuvent désormais le faire depuis hier.   En effet le décret permettant aux professions libérales relevant de la CIPAV, d'opter pour le régime micro-social simplifié, vient d'être publié au J.O. Il prévoit, à titre dérogatoire, jusqu'à la signature d'une convention avec la CIPAV et au plus tard le 1er janvier 2012, le calcul et l'encaissement de leurs cotisations d'assurance vieillesse de base, de retraite complémentaire et d'invalidité-décès par l'Urssaf. Le taux de cotisations appliqué pour ces activités  est de  18,3 %.

Fonctionnaires

L’administration de son côté autorise également les fonctionnaires à déroger à la règle leur interdisant d’exercer une activité privée lucrative pour devenir auto-entrepreneurs. D’autres mesures d’assouplissement devraient bientôt faciliter le régime des cumuls d’activités.

Accre et auto-entrepreneurs

A compter du 1er juillet 2009, entrée en vigueur d'un forfait particulier pour les bénéficiaires de l’Accre destiné à encourager le cumul d'une activité avec les allocations chômage qui devrait plafonner les cotisations sociales résiduelles restant à la charge des bénéficiaires de l'Accre.

Les artisans n'ont pas de quoi être rassurés

Malgré les critiques des artisans, et le fait que sur les 62000 auto-entrepreneurs inscrits (au 17/02), 16% d’entre eux auto-entreprennent  les métiers de l'artisanat, exerçant ainsi une concurrence déloyale. Hervé Novelli (secrétaire d’Etat aux PME) n’entend pas réformer le régime avant 2010 au vu des conclusions d’une mission d’évaluation menée conjointement avec la CGPME :"Il y a  évidemment quelques imperfections mais il y a surtout un réel engouement qu'il ne faut pas freiner pour l'instant"(sic). Le patron de la CGPME admet pour sa part que des mesures doivent être prises et qu’il est nécessaire de limiter la concurrence. Pas de quoi de faire frémir les auto-artisans.

19 février 2009

L'écho de la Rue #3

Retrouvez des créateurs membres du Réseau RDC lors des manifestations suivantes:

Haute Garonne - 5 avril 2009

Halle_AuvillarEtape du chemin de Saint Jacques de Compostelle, Auvillar est parmi les plus beaux villages de France.

L'office du tourisme organise le 5 avril prochain le marché des couturières de 9h à 17h. Seront présents sur ce marché: des créateurs, des artisans et des particuliers.

Possibilité d'acheter sur place tout le nécessaire de la couturière (neuf ou occasion) ainsi que des articles de loisirs créatifs.

Ce sera également l'occasion de rencontrer KAHLAN et GYPSIE VINTAGE, toutes deux membres du Réseau RDC.

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http://lesjardinsdekahlan.typepad.fr/      

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http://www.gypsievintage.canalblog.com/

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Morbihan - 7 mars 2009

chateau_de_lhermine_vannesA Vannes, deux espositions:

  • - L'R créative, 10 rue Billault pour une exposition d'artistes et de créateurs,

  • - Château de l'Hermine - FEMIN'ART - expo vente organisée par Soroptimist auprofit de l'assocation FRANCE ALZHEIMER.

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Bouches du Rhône - 27,28 et 29 mars 2009

cma13lamarchandedefleurs2Artisans 13 est un festival de valorisation et de promotion de l’ensemble des savoir-faire de l’artisanat des Bouches-du-Rhône, organisé par la Chambre des Métiers et de l'Artisanat et le Conseil général des Bouches-du-Rhône à l’Hôtel du Département. 

Au programme : 90 stands individuels de démonstration d’artisans, sélectionnés pour offrir une vision large et qualitative des métiers artisanaux.

Cette année, rencontrez Le dressing de Sam qui proposera des animations et démonstration de son talent, qui n'est plus à démontrer et que vous pouvez dès maintenant découvrir sur son blog our sur le réseau RDC dont il est membre.

http://ledressingdesam.canalblog.com

18 février 2009

Vendre et vivre de ses créations par temps de crise

Il n’est pas un jour sans que les médias nous rappellent que la crise est là, qu’elle est profonde et qu’elle risque de durer. Crise financière, crise économique ou crise de la demande, quelque soit l’analyse, les consommateurs sont économes, ils vont à l’essentiel et privilégient l’utile à l’agréable à défaut de pouvoir les concilier. Finis les achats coup de cœur, irraisonnés ou compulsifs. Bref, bonjour tristesse et bien malin le créateur artisanal, qui relèvera le pari de vivre de son travail pour les mois à venir.  Faut-il tout arrêter, ranger ses outils et rallier les cohortes de demandeurs d’emploi dans l’espoir d’un CDD et d’un salaire modeste mais régulier ? Ca c’est à vous de voir, il faut mieux parfois ranger ses projets dans un tiroir en attendant un contexte plus favorable que de se lancer par dépit. Mais si vous décidez de vous accrocher, il vous faudra outre un moral d’acier faire preuve d’un peu de réflexion stratégique. Rassurez-vous, rien de trop compliqué, votre bons sens et votre sens des priorités seront les meilleurs alliés. Quelques repères pour vous aider à penser stratégiquement, repères qui seront développés séparément dans de prochains billets:

  • Cultivez votre identité de créateur. Pour commencer, levez le pied sur la production et prenez du temps pour soigner et développer votre image. Réfléchissez à ce que vos créations véhiculent, l’image qu’on vous renvoie en tant que créateur, à qui vous pensez vous adresser. Pensez aussi à ce qui vous inspire, ce qui fait que vous avez choisi cette voie, ce style, ces matériaux, ces couleurs.  Ensuite examinez votre vitrine commerciale au sens large : les lieux et boutiques où vous exposez, leur zone de chalandise, le blog ou le site sur lequel vous présentez votre travail, les plateformes de vente sur lesquelles  vous essayez de vendre.  Vous vous apercevrez alors que certains supports ne mettent en valeur ni vos créations ni votre image de créateur. Faites le tri et réaménagez votre vitrine commerciale autour de votre identité de créateur. Cultivez son identité de créateur c’est aussi cultiver sa créativité. Ne cédez pas à la tentation de créer des objets plus en vogue ou plus vendables, vous brouilleriez votre image et dénatureriez ce qui vous distingue jusque là.

  • Soignez vos supports de communication. Pour valoriser votre image, vos créations, portez un regard critique sur vos supports de communication. Vous pensez avoir du talent ? Prouvez-le.  Le graphisme de votre blog, l'allure de votre site ou  vos plaquettes de présentation reflètent-ils bien votre univers et les multiples facettes de vos talents artistiques et créatifs? Votre book ou votre dossier de presse sont-ils à jour ? Vous n’en avez pas ? Alors il est plus que temps d’y remédier.

  • Revoyez votre politique commerciale: privilégiez la vente directe et réduisez le nombre d’intermédiaires. Aller au devant de son public et de ses clients potentiels constitue un atout certain. Avec une marge de 2 ou de 2,5 une boutique même bien placée peut rendre votre produit invendable car trop cher. Gardez à l’esprit que le prix est devenu un facteur important. Pratiquez le dépôt vente à bon escient, ne vous laissez pas impressionner par le discours, le décorum ou la réputation de la boutique. Soyez fermes sur les conditions et imposez-vous une date limite, vos créations auront peut-être plus de chances ailleurs. Si vous vendez sur Internet, et notamment sur des plateformes de ventes, regardez comment sont exposées vos créations. Sont-elles mises en valeur ou noyées au milieu d’une foultitude d’autres objets différents par leur style, leur facture et la gamme de prix ?

  • Pensez proximité.  Internet n’est pas tout et même si l’e-commerce est promis à un bel avenir pour les années  venir, gardez à l’esprit que l’achat en ligne de créations artisanales est encore confidentiel en termes de chiffre d’affaire global.  Vos clients sont peut être plus près que vous ne le pensez. Faites le bilan de votre communication locale. Avez-vous déjà exploré toutes les pistes et contacté les personnes qui pourraient s’avérer des relais efficaces ? Si vous vivez en milieu rural, allez à la rencontre des acteurs de l’économie locale, du tourisme, de vos élus.

  • Prenez conseil auprès de professionnels, pas de l’entourage. L’entourage est là pour vous encourager et parfois même flatter votre égo. C’est légitime et cela fait du bien au moral mais l’entourage n’a pas vocation à vous conseiller. Vous risquez d’entendre tout et son contraire et finir par vous décourager définitivement.

Rencontrez-aussi d’autres créateurs (le réseau est fait pour ça), échangez sur vos pratiques et vos expériences, vous trouverez de bonnes raisons de ne pas baisser les bras et peut-être même des opportunités de collaboration et de développement de votre petite entreprise pour surmonter la crise.

17 février 2009

Auto-entrepreneurs, on veut vos sous!

Internet est décidément un espace qui réserve chaque jour de nouvelles surprises. Rien de très différent du monde réel me direz-vous, sauf que sur la toile tout va très vite. Dans le monde physique, les formalités pour créer une entreprise, et même à passer par un mandataire, demandent d'aller publier une annonce légale,  se rendre au CFE, puis au greffe du Tribunal de Commerce, sans parler de la banque où il faut aller bloquer puis débloquer le capital, et du cabinet notarial le cas échéant. Rien de bien méchant, tout au plus quelques heures, parfois quelques jours, qu'on aurait cependant aimé consacrer à autre chose.  Sur Internet tout est plus simple, plus facile. Surtout depuis l'entrée en vigueur du statut d'auto-entrepreneur: formalités en ligne, relative simplification, je clique et me voilà auto-entrepreneur. Sur Internet tout est merveilleux aussi. A peine avez vous enfilé votre nouveau costume d'auto-entrepreneur que déjà on se propose de vous accompagner et de vous aider à développer votre activité. Car il existe désormais des entreprises de portage des auto-entrepreneurs, rien de moins! Moyennant 6% du montant des prestations que vous facturez, hors prélèvement des charges sociales et fiscales, vous bénéficiez des services et d'une société dont les nobles intentions sont de vous simplifier encore un peu plus la vie d'auto-entrepreneur. Concrètement, pour une prestation facturée 200 euros, il vous reste 144, 76 euros desquels vous déduirez encore vos frais professionnels. Mais que peut m'apporter une société de portage si je suis auto-entrepreneur?  C'est là que ça devient croustillant.  La société de portage en question vous propose de vous immatriculer auprès du CFE au cas où ce serait encore trop compliqué pour vous. Elle établit les factures à vos clients, et tient à jour votre comptabilité si jamais vous ne saviez pas tenir un simple cahier recettes/dépenses ou que vous ne possédiez pas de calculette. Elle saisit vos déclarations mensuelles ou trimestrielles, ce qui d'après mes calculs doit prendre environ 5 minutes.  Concrètement, 8000 euros de prestations intellectuelles facturées sur un trimestre à raison de 500 euros la prestation représentent 16 factures, soit encore 4 factures toutes les 3 semaines. 8000 euros de prestations facturées me coûteront donc 480 euros de frais de gestion pour des tâches qui représentent collectivement moins de quatre heures de travail sur un trimestre, et je compte large. Je ne sais pas pourquoi, et malgré les arguments commerciaux de la société de portage qui me promet d'intégrer un réseau dynamique de centaines de "portés" et l'assurance d'être référencé auprès de leurs tout aussi nombreux clients, je ne suis pas du tout convaincu et j'ai même la désagréable impression d'être pris pour plus bête que je ne suis. Ce dont je suis certain en revanche c'est que les temps sont apparemment difficiles, et que chaque euro est bon à prendre.

Mais faire feu de tout bois n'est à mon avis pas la meilleure façon de traverser la crise sans dommages, cette société est tombée dans un des nombreux pièges de la Toile: celui de confondre réactivité et opportunisme. Dans son cas, il eut mieux valu se creuser un peu plus les méninges pour trouver un avantage concurrentiel durable sur l'auto-entrepreneuriat plutôt que d'en faire une opportunité commerciale boîteuse au risque de perdre gros en termes de crédibilité.

En effet, le portage salarial est une alternative intéressante à la création d'entreprise pour qui veut démarrer comme freelance ou consultant, et c'est précisément cet avantage qu'il fallait améliorer en se plaçant sur le terrain des enjeux et non de la surenchère mercantile. Le statut d'auto-entrepreneur constitue une réelle concurrence aux sociétés de portage et ces dernières, pour survivre, devront plutôt apporter des services à forte valeur ajoutée à leurs portés, comme par exemple leur proposer un statut de salarié et  faire reconnaître ce statut et ses droits inhérents auprès des pouvoirs publics. 

16 février 2009

L'auto-entrepreneur gagnant en 2009

Le nouveau statut d’auto-entrepreneur n’en finit de faire de nouveaux adeptes à raison de 2000 déclarations par jour. Parmi eux, certains tireront le meilleur parti de ce statut pour développer qui une activité complémentaire, qui un véritable projet professionnel, tandis que d’autres constateront avec amertume qu’il ne suffit pas  de simplifier les formalités de création d’entreprise pour devenir entrepreneur et pérenniser son entreprise. Plusieurs qualités distinguent l’auto-entrepreneur gagnant de celui dont les recettes seront englouties par des charges importantes et une fiscalité moins avantageuse qu’il n’y paraît, malgré tous ses efforts.

L’auto-entrepreneur gagnant a mûri son projet. Il n’a pas attendu l’entrée en vigueur du nouveau dispositif pour réfléchir à l’activité qu’il pouvait développer et piocher une idée sur des listes qui proposent « 50 idées d’auto-entreprises » (si, si ça existe !). L’auto-entrepreneur a tout d’abord réfléchi aux produits ou aux services qu’il allait proposer, il a ensuite vérifié l’existence d’un marché puis il a couché ses prévisions financières sur le papier tout en faisant preuve de prudence et de réalisme quant à ses objectifs commerciaux. Il a ensuite travaillé à sa stratégie commerciale pour identifier le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs, et les dépasser avec un peu de chance…. Après toutes ces étapes et sans n’en brûler aucune, il a ensuite réfléchi au statut juridique de sa future entreprise en comparant les différentes possibilités et en prenant en compte sa situation personnelle. Finalement, il a opté pour le statut d’auto-entrepreneur pour retarder la création d’une société et affiner un peu plus son projet en attendant un contexte économique plus favorable. Néanmoins ce statut lui permet de mettre en place ses premières actions commerciales en toute légalité.

L’auto-entrepreneur gagnant a peu de charges et ne réalise pas de gros investissements qui fragiliseraient sa trésorerie. L’auto-entrepreneur commerçant a conscience de tous les paramètres : il paye des charges et des impôts en proportion de son chiffe d’affaire et non de ses bénéfices d’une part, il ne peut récupérer la TVA ni la facturer à ses clients d’autre part. Avec un CA annuel plafonné à  80.000 euros, il doit préserver sa marge bénéficiaire s’il veut pouvoir dans le meilleur des cas empocher aux alentours de 1100 euros nets par mois. Il réfléchira donc à deux fois avant de commercialiser des produits dont l’acquisition pèsera lourdement sur sa trésorerie. Il ne commettra pas non plus l’imprudence de réduire ses marges pour mieux rivaliser avec la concurrence. En effet en pratiquant des marges faibles au début de son activité, il fait rentrer moins d’argent mais s’expose à devoir vendre plus et à mobiliser toute sa trésorerie pour acheter du stock. Il affaiblirait non seulement sa trésorerie d’entrée de jeu mais serait très vite obligé de revenir à des marges plus importantes, ce qui pourrait s’avérer néfaste en termes d’image auprès des clients.

L’auto-entrepreneur commerçant-créateur, qui fabrique ses propres produits, veillera à privilégier des créations peu coûteuses en temps et en matières premières et se gardera de vendre en auto-entrepreneur des créations à forte valeur ajoutée. S’il ne peut se résoudre à fabriquer des objets moins élaborés et qui ne reflètent pas l’étendue de son talent, il optera plutôt pour un autre statut. Quant à l’auto-entrepreneur prestataire de services, il sait son CA plafonné à 32.000 euros et taxé à 23% (IR inclus), il sera très attentif à ses charges fixes et au mode de calcul pour fixer le prix de ses prestations (tarif horaire, commission, tâche). Il ne bradera pas son prix horaire, même si la concurrence l’y pousse, pour ne pas avoir à travailler 12 heures par jour pour un salaire qui ne sera de toute façon pas très supérieur au SMIC.

L’auto-entrepreneur gagnant s’adapte. Il sait que la  concurrence sera rude et que la consommation n’est pas à l’abri d’une baisse significative en 2009 malgré les relatifs bons chiffres du e-commerce en 2008. Tout en veillant à ne pas grever son budget avec des outils de communication coûteux, il soignera néanmoins son image et son message. Il fera donc régulièrement le point sur sa stratégie commerciale et ses outils de communication afin d’ajuster le tir. Même s’il a des ambitions internationales, il saura jouer la carte de la proximité pour ne pas passer à côté d’opportunités qui lui permettront de passer un cap difficile. Ainsi il ne négligera pas les supports de communication qui sont à Internet ce qu’est l’invention de la roue à la révolution industrielle : bouche à oreille, journaux de petites annonces, affichette à la boulangerie, centres sociaux-culturels,…

L’auto-entrepreneur gagnant a encore beaucoup d’autres qualités : il tisse un réseau relationnel durable, il travaille en réseau et évite l’isolement, il sait se faire conseiller pour ne pas à avoir à réinventer la poudre au gré de ses besoins, … et il sait garder du temps pour lui et pour sa famille, histoire ne pas exploser en plein vol.

De même, l’auto-entrepreneur gagnant ne s’interdit pas de rêver, il veille à cultiver son capital créatif, son esprit critique et ne mise pas tout sur une opportunité du moment. Il ne cède pas aux effets de mode, il garde le cap et utilise l’auto-entrepreneuriat pour ce qu’il est : un outil parmi beaucoup d’autres.




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